Sylvie Bourgoin

AvantAprèsÂge : 46
Ville : Rouyn-Noranda

Poids éliminé : 127 lbs

D’aussi loin que je puisse me rappeler, j’ai souffert de compulsion alimentaire depuis l’âge préscolaire. J’ai le souvenir que, dès l’âge de 4 ans, je mangeais en cachette tout ce qui me tombait sous la main pour m’aider à oublier ce manque flagrant d’estime personnelle. Aujourd’hui, lorsque je croise un enfant obèse, ça me tire les larmes des yeux, car ça me ramène des mauvais souvenirs de mon enfance. 

À l’école primaire et au début du secondaire, j’ai énormément souffert d’intimidation concernant mon surpoids. J’ai le malheureux souvenir que personne ne voulait de moi dans leurs équipes en éducation physique parce que je n’avais pas le physique de l’emploi. 

Les années ont passé et j’ai essayé tous les régimes stricts qui ont existé! Après quelques livres perdues, je les ai vite reprises et même plusieurs autres en bonus!  

Pendant bien trop longtemps, j’ai trainé ce boulet qui m’a amené à vivre des émotions et des situations éprouvantes: peur du jugement des autres, honte, isolement, rejet, fasciites plantaires, entorses aux chevilles, au dos et aux genoux à répétition, fatigue, début d’hypertension, impossibilité d’attacher ma ceinture de sécurité dans l’avion, impossibilité de faire certains manèges dans les parcs d’attraction, mauvaise forme physique, toujours chaud, toujours essoufflée, impossibilité de m’asseoir sur une banquette dans un restaurant ou sur une chaise avec des accoudoirs, impossibilité de m’habiller dans les boutiques de vêtements de mon choix, refus de porter un maillot de bain ou de ma baigner devant les autres, refus catégorique de me faire prendre en photo dans ma vingtaine et ma trentaine…  

Pendant combien de temps un être humain peut endurer autant de négatif dans sa vie? Je savais que ma mauvaise qualité de vie m’empoisonnait l’existence, mais manger en cachette était plus fort que moi. Je n’avais jamais de rages de brocolis! Manger jusqu’à avoir mal au cœur était la seule façon que je connaissais pour apaiser ce gouffre intérieur, faire taire ce mal de vivre qui était littéralement en train de me tuer. 

À l’âge de 39 ans, j’ai décidé que j’arrêterais de me détruire. J’ai déprogrammé ce comportement hyperphagique que j’ai traîné presque toute ma vie et j’ai arrêté de vouloir maigrir le plus rapidement possible et à tout prix.  

Voici les 5 clés de ma réussite :  

  1. J’ai eu la chance de rencontrer une conférencière formidable à Minçavi qui a été une coach en or pour moi : Lucie Leclerc. Elle a cru en moi et m’a offert ma première chance à Minçavi. Sa confiance m’a donné des ailes. Elle était convaincue que j’irais loin avec tout ce bagage. Pour cela, je lui en serai éternellement reconnaissante. Aller chercher les ressources pour m’aider à atteindre mon objectif a été la première étape cruciale.  
     

 

  1. Je connais le programme Minçavi depuis 1998. J’ai cessé de couper les portions dans le programme, afin d’essayer de maigrir plus vite. Ça me semblait d’une évidence limpide! D’autre part, mes carences me replongeaient directement dans mes troubles alimentaires. À force de faire de nombreux allers-retours yoyos au fil des années, je me suis enfin éveillée en 2013. Ça suffit, revivre le jour de la marmotte pendant 15 ans! 

 

  1. L’amour de soi. C’est bien plus facile de mener à terme ce magnifique projet lorsque l’on s’aime de façon inconditionnelle, avec nos qualités et nos défauts! En effet, on peut vouloir améliorer sa santé et sa qualité de vie, mais l’amour de soi a été absolument essentiel pour ma réussite. Mon attitude positive a fait en sorte que j’étais super fière de moi, les semaines que j’éliminais seulement 0.2 livre. Je vois toujours le verre à moitié plein! 
     

  1. La planification. Planifier mon menu pour les 21 repas à venir lorsque je fais ma liste d’épicerie. Écrire à mon agenda au moins 4 séances d’activité physique que j’aime par semaine. Lorsque j’étais jeune, je faisais de l’activité physique pour maigrir. Aujourd’hui, j’en fais parce que ça me fait du bien moralement (fierté), physiquement (endorphine, énergie) et ça m’aide à garder le focus sur mes objectifs.  
     

  1. Arrêter de viser la perfection. Je suis une perfectionniste de haut niveau, mais ça se soigne! Auparavant, si je n’étais pas en mesure de me donner 10/10 concernant mon alimentation à la fin de la journée, ma semaine était foutue!  Être indulgente envers moi-même, lorsque ma journée ne s’est pas passée exactement comme je l’avais planifiée, a été un point très important dans ma réussite. On se retrousse les manches, sans culpabilité. Mes petites lunettes roses m’ont permis d’avancer et c’est pourquoi j’ai réussi à éliminer 127 livres en 2 ans et demi. Une bouchée à la fois!  

 

Enfin, je peux affirmer que c’est le projet d’une vie. Ce n’est jamais fini. Certains jours sont plus faciles que d’autres. Ça nous demande beaucoup d’efforts, mais le jeu en vaut définitivement la chandelle. Aujourd’hui, je suis une femme épanouie, heureuse et en santé. J’accepte de me faire prendre en photo et de me regarder dans le miroir. Je m’habille dans les boutiques de mon choix, j’attache ma ceinture de sécurité dans l’avion, je relève de beaux défis et je ne m’isole plus. La chenille s’est transformée en papillon. Nous avons tous un papillon en soi qui ne demande qu’à déployer ses ailes colorées! Je vous souhaite une magnifique envolée avec Minçavi! 

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