Michelle Roux

AvantAprèsÂge : 46
Ville : St-Pie de Bagot

Poids éliminé : 133 lbs
Maintien depuis : 16 novembre 1990

Bonjour,

Je vous écris aujourd'hui pour vous faire part de mon expérience dans Minçavi.
Des problèmes de poids, j'en ai eus dès mon adolescence et j'ai été mise à la diète par ma mère qui avait très peur que je devienne aussi grasse que d'autres dans la famille, mon père entre autres. Donc, coupe les desserts, coupe les pains, mange de la salade pis regarde ton père manger comme il veut. Résultat: je me levais la nuit pour manger à la cachette. Ils ont tout essayé pour me faire maigrir: les pilules coupe-faim à 15 ans (-5 , +10), le régime à 1000 calories à 16 ans (-20 +30), la diététiste à 18 ans(-50 +70). Résultat: à 18 ans je pèse 200 lb et je suis frustrée en titi.

À 19 ans, je pars vivre seule en appartement et là, c'est la débandade: je peux manger ce que je veux quand je le veux. Pas besoin de vous dire que j'ai engraissée vite pis pas à peu près. Au bout d'un an, je pesais 220 lb et j'étais bien découragée. Pas de linge à mon goût, pas de chum non plus, puis de la misère à souffler.
Là, je décide de réessayer encore de maigrir avec toutes sortes de choses :

Les petits caramels coupe faim: 1 coupe la faim, moi ça m'en prenait 14 pour commencer à avoir moins faim. Ça pas marché.Ensuite, les régimes de vedette : salade vinaigre pendant 15 jours = avoir mal à l'estomac et reprendre du poids.Compter les hydrates de carbone, j'aimais ça parce que j'aime la viande donc je pouvais manger un poulet entier pour souper. T'as beau aimer la viande, je me suis fatiguée(-20 +35). Ensuite, le régime scarsdale infaillible(-50 en 2 mois +75 en 4 mois).


J'ai maintenant 26 ans et je suis écoeurée, démoralisée et persuadée qu'il n'y a rien à y faire et que quoi que je fasse, je serai toujours grosse. Je décide de m'accepter de même. J'ai donc commencé à suivre des cours de formation personnelle; j'ai lu sur le subconscient et les pouvoirs que l'on a et je sortais partout. Autant avant je ne sortais plus, autant là je m'en fichais de mon corps. Je m'occupais de ma tête. Comme il disait dans l'annonce, c'est dans la tête qu'on est beau. Et j'ai même fini par me faire croire que j'étais heureuse, que j'étais bien toute seule et que de toute façon, les hommes qui s'intéressent aux femmes corpulentes c'est pour les exploiter.

Jusqu'au jour où j'ai eu un accident. Je me suis cassée la jambe en tombant sur la glace et j'ai dû avoir des chirurgies, des béquilles et le pire retourner vivre chez mon père parce que je ne pouvais pas vivre chez moi au 3e étage avec des béquilles et des escaliers extérieurs.

Pendant un an et demi, j'ai dû marcher en béquilles et avec l'aide d'une canne. Je ne pouvais pas travailler, mais je pouvais manger!

Lorsque j'ai pu recommencer à marcher, le médecin qui m'avait opérée m'a fait comprendre que si je ne perdais pas de poids, je me retrouverais assez vite en chaise roulante. Quand tu te fais annoncer à trente ans que si tu ne maigris pas tu vas te retrouver impotente, ça fait réfléchir. C'est que je me suis dit qu'il fallait que je fasse quelque chose. Mais les régimes, pour en avoir fait de 12 à 26 ans, je savais que ça ne marchait pas. Je voulais changer mes habitudes de nourriture mais aussi de vie; un an et demi à réfléchir m'avait permis de comprendre que j'avais des choses à changer dans mon comportement. De retour au travail, une amie me parle de Minçavi. Cette personne, comme moi, avait tenté maintes fois de maigrir et ce qu'elle me racontait me tentait: on mange à notre faim, on se fait des desserts, on y va chaque semaine pour se faire peser et se faire motiver. Elle m'a donné le goût de me donner une dernière chance. C'était décide ou décède et ce, pour vrai, parce que là, je pesais 290 lb à 30 ans.

Je me suis inscrite le vendredi saint au soir et je me souviens encore d'avoir tellement eu peur d'être jugée ou de faire rire de moi, que je tremblais quand on m'a accueillie. La personne à l'accueil de Drummondville était Rita Maher. Son sourire, sa joie de vivre et sa gentillesse m'ont aidée à ne pas me sauver en courant quand j'ai réalisé que j'étais la personne la plus enrobée ce soir là! Ensuite, la pesée. Je revois encore Carole qui change son curseur de place: 200, 250, et là moi qui prie pas 300 s.v.p. Fiou! Juste à temps! Et là, avec un beau sourire, Carole Vallières me dit: « Après la conférence, je vais t'expliquer le programme. Reste avec moi à la fin.» Je suis restée et les gens dans la salle sont venus me parler, m'ont souhaité la bienvenue. Mon amie était avec moi et m'encourageait si bien que rendue à l'explication du programme, j'avais hâte de commencer.

Et c'est là que la plus belle aventure de ma vie a débuté.
J'ai perdu 133 lb en 19 mois. Il y a eu des hauts et des bas, des moments de découragements aussi mais à chaque fois, je ressortais de mes conférences avec plein d'énergie et d'idées pour continuer. Ma conférencière Lucette me faisait rire et réfléchir. C'est elle qui m'a appris que la vie peut être tellement facile si on arrête de se donner de la misère à nous-même. Elle a été pour moi l'idéal à atteindre: une femme fière de ce qu'elle est et bien dans sa peau.
Quand je repense à tout ça aujourd'hui, je réalise que grâce à toutes les personnes que j'ai croisées à Minçavi, j'ai réussi à atteindre mon objectif et le maintenir. Que ce soit les gens dans la salle qui m'encourageaient ou ceux que j'encourageais, chacune des conférences me donnait confiance et espoir de réussir à atteindre mes buts. Maintenant, je suis conférencière moi-même depuis dix ans et je maintiens mon poids depuis le 16 novembre 1990. Je continue de donner ce qu'on m'a donné et de répandre la bonne nouvelle (je me suis inscrite un Vendredi saint n'est-ce pas).

Je suis toujours aussi épatée de voir que juste un petit mot, juste une petite phrase peut aider tant de gens. Je vois, dans les salles, l'encouragement que chacun se donne et les gens partir de bonne humeur pour continuer leur semaine. Je me dis que dans la vie, quand on veut, on peut.

Je souhaite à chacun de vous qui lisez ces lignes: le bonheur de laisser sortir la personne que vous êtes vraiment au fond de votre cœur et la joie de partager avec ceux que vous aimer. L'amour de soi pour moi c'est de s'aimer assez pour donner aux autres notre vrai visage .


Soyez heureux!

Michelle Roux
Conférencière

« Retour

X
© 2014-2020 Minçavi. Tous droits réservés.
Réalisation : absolu.ca