Josée Giguère

AvantAprèsÂge : 55
Ville :

Poids éliminé : 50 lbs

J’ai toujours été une sportive et une grande compétitive. Quand j’étais plus jeune, je jouais pour gagner.  J’ai pratiqué presque tous les sports. J’aimais me mesurer particulièrement aux gars et me dépasser.  Durant mes bonnes années, je « benchais » 180 livres de fonte. 

Durant mon adolescence, je participais aux exercices de football de ma polyvalente. Malheureusement, les filles n’étaient pas admises dans l’équipe. Mon grand frère m’avait «endurcie» à recevoir des plaquages et à lancer le ballon mieux et plus fort que bien des garçons. De plus, mes frères m’habillaient en catcher pour pratiquer leurs lancers de baseball et en gardien de but pour exercer leur « slap shot ». Je faisais du badminton, du tennis, du volley-ball, du handball, du vélo de montagne, du VTT et je « ridais » le Skidoo à vive allure. Je détestais être la passagère. J’aimais être au volant, avoir le contrôle, mais surtout ressentir la sensation de la vitesse, de la machine, de MON adrénaline. Dans ma voiture, la pédale était toujours au fond, surtout lorsque mon jeune frère me prêtait sa Mustang. J’aimais la mécanique, changer des pneus, jouer dans un moteur et avoir les mains sales. 

Ensuite, graduellement, ma façon de vivre a changé. Je suis devenue vieille, peureuse, raisonnable, ultra-prudente et casanière. Assise sur le siège du passager, je regardais passer ma vie. En réalité, je mourais de l’intérieur. Je m’éteignais à petit feu dans une vie rassurante et confortable, mais tellement loin de mon essence. Je me racontais de gros mensonges pour ne pas agir ! 

L’insécurité et les fausses peurs me maintenaient dans un mode de vie de « vieille femme finie » qui s’accrochait au fond de pension de son conjoint et à la sécurité d’un condo. Je croyais même que j’avais besoin de cette sécurité pour vieillir en paix et en toute quiétude. Pour ne manquer de rien matériellement, je sacrifiais un vrai bonheur, de formidables défis et d’intenses sensations. Cette fausse sécurité m’emprisonnait. 

Enfin, j’ai progressivement repris possession de cette Josée vivante, vibrante, compétitive, batailleuse, confiante en ses capacités et en la vie. Je lui ai donné un rendez-vous et je lui ai demandé : « Comment veux-tu vivre ta vie? ». À ce moment, j’ai commencé à retrouver mon essence. J’avais 50 ans. J’ai traversé plusieurs étapes importantes, mais elles furent toutes importantes. L’aboutissement fut une rupture de couple. Une sorte de bénédiction, finalement, parce que j’aurais probablement tardé à prendre cette décision moi-même. 
 
Il y a un an, j’étais grosse. En effet, je n’aime pas ce mot, mais il représente la réalité! Mon corps me causait autant de souffrances morales que physiques. J’ai commencé à reprendre possession de mon corps. J’ai éliminé presque 50 livres. Merci MINCAVI! J’ai repris goût à l’entraînement, à la saine alimentation, à la compétition, à la vitesse, à l’adrénaline, à prendre des risques, à « rocker » ma vie à 55 ans ! 

Il n’y a pas d’âge pour retrouver son essence et se sculpter des trapèzes à son goût.

Toi, la quinquagénaire qui me lit, si tu enlevais le mot PEUR de ta vie, qu’est-ce que tu ferais, changerais, ajouterais, quitterais, pour vivre selon ton essence profonde? 

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