Cynthia Gagnier

AvantAprèsÂge : 36
Ville : Valleyfield

Poids éliminé : 115 lbs
Maintien depuis : 21 avril 2011
Bonjour! Mon parcours débute en octobre 2008. J'ai 34 ans, je suis mariée, mère de 2 magnifiques enfants, mais je suis malheureuse. Je ne m'aime pas. Peu importe ce que je fais, peu importe où je suis, j'ai l'impression qu'on me regarde, qu'on me juge sur mon apparence. Magasiner des vêtements est un calvaire : j'en suis rendue à porter du 26 ans, parfois du 28 ans, donc du 4x et parfois du 5x. Et encore là, aucun morceau ne me va parfaitement, alors je porte des vêtements très amples et pas du tout seyants. Mais au moins, ils cachent partiellement ce corps que je déteste. Je suis enseignante au primaire et, c'est un fait, les enfants savent comment vous faire mal d'une seule parole. Moi, étant obèse, il est facile de m'atteindre; les enfants n'avaient qu'à mettre l'adjectif « grosse » devant n'importe quelle autre insulte et le tour était joué! J'ai toujours été grosse, même dans mon enfance, donc j'avais peu d'amis. Au secondaire, les autres riaient de moi et je n'ai jamais eu confiance en moi. Me regarder, que ce soit en photo ou dans un miroir, me faisait horreur. Je ne me suis jamais trouvée vraiment belle. J'ai fait quelques fois Minçavi avant ce retour. Le résultat n'a pas duré parce que je le faisais pour de mauvaises raisons : je voulais me trouver un copain, je voulais être belle dans ma robe de mariée, mais je ne le voulais pas pour moi. Donc, à l'automne 2008, j'avais un surplus de poids énorme. Mais je n'en étais pas étonnée, car je mangeais très mal. Je voyais les effets que ça avait sur mon corps, mais ça ne me dérangeait pas, je voyais ça comme une punition que je m'infligeais en conséquence à tout ce qui n'allait pas dans ma vie et que j'étais incapable de résoudre. J'avais quelquefois des malaises au travail, mais encore là, ça allait avec le reste de ma vie. Un matin, j'ai fait une crise de tachycardie, c'est-à-dire que mon cœur battait très rapidement, et mes techniques habituelles ne sont pas parvenues à le ralentir. Je me suis donc retrouvée à l'hôpital en ambulance. Le docteur a eu beaucoup de difficulté à trouver une veine, puis à injecter le médicament nécessaire pour que mon cœur retrouve une vitesse normale. Lorsque tout a été terminé, j'ai demandé au docteur ce qu'il aurait fait s'il n'avait pas été capable de me donner le médicament. Il m'a dit qu'il m'aurait donné des chocs, comme lorsque l'on tente de réanimer quelqu'un, sauf que là, j'étais consciente! J'ai eu peur, très peur, et j'ai réalisé que j'avais deux beaux enfants à la maison et que je voulais les voir grandir… Au retour, ma belle-sœur, qui était retournée à Minçavi depuis l'été, m'a convaincue d'y aller avec elle. C'est ce que j'ai fait, un peu à reculons (j'avais peur de ne pas y arriver, comme les autres fois), mais je suis restée, dans les beaux jours comme dans les jours pluvieux et même dans les tempêtes. Ça n'a pas toujours été facile, surtout lorsque j'atteignais un plateau et que je ne perdais plus de poids. J'ai dû me battre avec moi-même au début pour ne pas manger mes émotions et j'ai travaillé fort pour trouver comment les exprimer correctement. Aujourd'hui, deux ans et demi plus tard, j'ai 36 ans, je suis toujours mariée et mes deux enfants, toujours aussi beaux, ont grandi. Moi aussi j'ai grandi, mais pas de la même façon. Avec l'aide de mes proches, de ma conférencière et avec beaucoup de persévérance, j'ai réussi à éliminer 115 livres. J'ai compris que je ne devais pas suivre un régime, mais bien changer mes habitudes alimentaires pour toujours. Je n'utilise plus la nourriture pour gérer mes émotions et j'ai beaucoup plus confiance en moi. Et pour la première fois de ma vie, je me trouve belle. Il n'y a pas de truc infaillible pour y arriver. Il ne faut pas se décourager et continuer malgré les embûches. J'ai appris à me permettre certaines choses de façon raisonnable et sans culpabilité. Je suis maintenant capable de jouer avec mes enfants, de les prendre dans mes bras sans que mes genoux ne me lâchent. Je peux monter au 2e étage de mon école sans être à bout de souffle. Je n'évite plus les miroirs, ni les appareils photo. Et surtout, je suis fière de moi! « Retour

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