Historique
Lyne Martineau est une femme de cœur avant d'être une femme de tête. Mère de cinq enfants en 1984, elle décide qu'elle en a assez des régimes drastiques où l'on " meurt " de faim et où les habitudes de vie saines n'ont pas leur place. Elle s'attable donc pour monter un programme alimentaire équilibré destiné à toute sa famille. Soucieuse de la santé de ses enfants, elle leur cuisine déjà des menus basés sur le Guide alimentaire canadien, et a pour conviction que les adultes devraient, eux aussi, pouvoir manger " normalement " pour perdre du poids et le maintenir. Cette philosophie peut sembler évidente aujourd'hui pour bien des gens, mais c'était loin d'être le cas il y a 24 ans.Le 14 août 1984, Minçavi fait ses débuts à Danville, les mardis soirs, à la Légion canadienne. Lors de la première rencontre, 10 personnes prennent place dans la salle. Il s'agit pour la plupart d'amis et de membres de la famille. De semaine en semaine, l'assistance passe de 10 à 30 personnes, puis à 50 paires d'yeux ronds ayant envie de percer le mystère de cette mère de famille maintenant mince et en santé. De fil en aiguille, les gens des villes voisines se massent pour entendre ce petit bout de femme énergique, vraie, humaine et pas le moins du monde affamée, même après 45 livres en moins! Mme Martineau suggère aux gens de boire du lait écrémé... le genre de lait qu'on appelle en campagne " de la rinçure de bull tank ". En 1984, le lait écrémé est plutôt difficile à trouver chez les épiciers, si bien que les membres de Minçavi se doivent d'en faire la demande pressante à leur marchand, comme bien d'autres aliments d'ailleurs. Les semaines passent; les gens perdent du poids et sont en pleine forme. Les Danvillois ont peine à croire qu'on puisse manger autant tout en maigrissant! Mieux, ils maintiennent maintenant un poids santé!
La demande grandit tant et si bien que Mme Martineau ne peut plus suffire à la demande. C'est ainsi qu'en janvier 1986, Minçavi quitte son statut d'organisme à but non-lucratif pour devenir l'entreprise qu'elle est aujourd'hui. Les premiers points de service Minçavi sont situés à St-Félix-de-Kingsey, à Richmond, à Notre-Dame-du-bon-Conseil et à Drummondville où jusqu'à 600 personnes par soir assistent aux rencontres. Ensuite, viennent les groupes de Princeville, de Plessisville, de Victoriaville, de St-Liboire et de Sorel. Au menu de ces soirées : pesées individuelles, conférence de motivation, dégustation, cours d'aérobie et explication du programme alimentaire aux nouveaux membres. Minçavi se fait connaître exclusivement par le bouche à oreille. Un phénomène de société peu connu dans les grands centres se prépare lentement, mais sûrement.
En 1989, six conférencières, dont Mme Martineau, parcourent les 12 points de service Minçavi. C'est à ce moment que la croissance prend de la vitesse, le bouche à oreille continuant son œuvre.
En 1990, Mme Martineau adopte deux enfants du Cameroun, en Afrique. Minçavi continue son essor et compte maintenant une dizaine de conférencières. En 1993, madame Martineau entreprend des démarches pour l'adoption, au Guatemala, de son petit dernier, ce qui porte la famille à huit enfants. Minçavi, de son côté, continue son essor et fait ses débuts aux abords du Nouveau-Brunswick au milieu des années 90.
En 1995, le premier site web de Minçavi voit le jour. Modeste, mais bien présent. L'Internet est encore peu utilisé au Québec, mais Minçavi se veut précurseur. Bonne décision, car aujourd'hui, des milliers de personnes des quatre coins du monde visitent mincavi.com tous les jours, dans les langues française et anglaise.
En 1997, la fille aînée de Lyne, Caroline M. Gauthier, se joint officiellement à l'équipe après un cours en administration. Caroline a grandi en voyant sa mère accomplir une mission bien noble : à douze ans, elle sait qu'elle a envie d'en faire sa carrière. Madame Martineau lui donne donc la chance de devenir réceptionniste au siège social, qui comptait deux employés en 1988.
C'est aussi en 1997 que Minçavi lance un projet de camp d'été étalé sur huit semaines. Ce camp accueillait, pour une durée de six jours, des enfants de 8 à 15 ans s'adonnant à des cours d'équitation, à du plein air ainsi qu'à la découverte des mets Minçavi et des bonnes habitudes alimentaires. Un succès que Minçavi renouvellera peut-être dans l'avenir. Minçavi fait ses premiers pas en Ontario pendant la même période afin de répondre à la demande. En 1998, Minçavi mène une étude de marché auprès de ses membres pour connaître leurs besoins face aux mets préparés Minçavi. À ce moment, 81 % des gens répondent d'emblée par l'affirmative. Minçavi n'est pas prête à prendre ce virage et décide d'attendre le moment idéal.
En 2000, Minçavi embauche une nutritionniste à temps plein. Celle-ci apporte des assises supplémentaires au programme alimentaire Minçavi ainsi qu'un support aux conférencières et aux membres. C'est aussi en 2000 que le fameux forum de discussion, accessible au mincavi.com, fait ses débuts. Un effet boule de neige, car les gens ont besoin d'échanger en dehors des temps de conférence.
En 2001, une étude scientifique menée par la Dre Caroline Gosselin révèle un fort taux de succès dans le maintien à long terme du poids des membres passés et présents de Minçavi. Un kiosque d'information ainsi qu'une conférence au NAASO, congrès sur l'obésité à Québec, permettent de présenter cette étude scientifique à des sommités. Les membres de Minçavi sont une fois de plus rassurés quant au bien-fondé de leur mode de vie. Le livre Maigrir pour la Vie du Dre Gosselin vient d'ailleurs appuyer les fondements de Minçavi.
Avec la venue d'Internet naît le phénomène des Minçamis. Ces gens sont des fidèles internautes du forum de discussion qui décident de se nommer ainsi et d'organiser entre eux des activités diverses (soupers, soirées, ligue de balle-molle...) Ces gens s'entraident, se motivent à perdre du poids, à se maintenir en forme et en santé. Ils échangent des trucs, des recettes et partagent également une forte amitié.
Le 1er mai 2002, les mets préparés Minçavi voient le jour au Coop-Metro d'Asbestos (Jean Boisvert, Christian Bourque, Danielle Dubois, Dt.P. Minçavi) avec une variété d'une trentaine de soupes, de mets principaux, de salades et de desserts. C'est un succès instantané, puisque ce sont des recettes de Minçavi qui respectent les standards et les quantités. Les membres de Minçavi, informés de la mise en marché de repas santé Minçavi, viennent à Asbestos du Lac-St-Jean, de Québec et d'un peu partout pour faire des provisions. Trois mois plus tard, en août 2003, M. Réjean Pierre et Mme Marie-Claude Nicole du siège social de Metro rencontrent la direction de Minçavi pour aller de l'avant avec le projet des plats prêts-à-manger Minçavi dans la totalité des épiceries regroupées sous la bannière Metro du Québec. C'est à ce moment que Minçavi entreprend son partenariat avec les Aliments Martel de St-Romuald qui produisent et distribuent les mets Minçavi dans la chaîne québécoise dès le 7 avril 2003.
Le 11 février 2004, le jour de la naissance de Camille, (premier enfant pour Caroline et deuxième petit-enfant pour Lyne Martineau), André Ouellet, directeur des ventes chez Aliments Martel, prend la décision de traverser du côté de Minçavi et pour cause, car le besoin est immense et les demandes des membres sont exponentielles quant au prêt-à-manger Minçavi. C'est donc en avril 2004 que le bureau des Aliments Minçavi ouvre à St-Romuald. Le 16 août 2004, les Aliments Minçavi prennent la mise en marché des mets Minçavi avec un service de prise de commandes et de représentation pour offrir les produits dans les autres chaînes alimentaires et les HRI intéressés.
Aujourd'hui, Minçavi fête ses 24 ans avec fierté dans un marché où toutes les méthodes pour perdre du poids ne font que passer. Minçavi, c'est un peu plus de 200 rencontres par semaine, 300 employées (temps plein et temps partiel) au Québec, en Ontario et au Nouveau-Brunswick. C'est aussi 700 magasins qui desservent la gamme de prêt-à-manger Minçavi. Au-delà du programme pour perdre du poids, Minçavi est devenue un réel mode de vie qui permet aux gens de comprendre de plus en plus que la santé de toute la famille passe par l'assiette. Plusieurs médecins québécois recommandent d'ailleurs ce programme alimentaire. Minçavi a publié jusqu'à ce jour plus de 11 livres de recettes pour répondre aux divers besoins de sa clientèle. Son premier livre en librairie Manger santé pour le plaisir a été lancé le 1er décembre 2005. Dès sa sortie en librairie, ce livre qui présente 80 nouvelles recettes du chef Vincent Montcalm a connu un succès instantané : Top 10 du palmarès Archambault, coup de cœur de Renaud-Bray... bref, 20 000 copies vendues à travers 162 librairies en moins de 55 jours! C'est aussi en 2005 que Minçavi a commencé à offrir des repas santé dans les institutions.
Le secret du succès
Minçavi a toujours grandi au rythme de la demande, de façon naturelle, sans brusquer. C'est ainsi que les nouveaux points de service ouvrent à la suite de pétitions organisées par des gens mobilisés, ce qui contribue au sentiment d'appartenance. Et c'est aussi pour répondre à un besoin que Minçavi a autorisé le Café des artistes, situé à Danville, à offrir les repas santé en restaurant au début de 2006.Lyne Martineau et Caroline M. Gauthier travaillent aujourd'hui de concert avec la même vision, entourées d'une équipe dynamique et compétente, mais avant tout humaine. Ainsi, chacun des employés de l'entreprise a vécu Minçavi au quotidien afin de mieux comprendre les enjeux et les besoins des membres. Ainsi, Minçavi conserve au centre même de sa raison d'être l'humain, et non le problème de poids que vit la personne. Le regard des gens heureux ayant retrouvé leur bien-être, une meilleure qualité de vie et un poids santé n'a pas de prix. Les gens qui se présentent chez Minçavi ne rencontreront jamais le jugement ou l'indifférence.
L'image du million de gens motivés ayant passé sur le chemin de Minçavi depuis 24 ans nous pousse à aller de l'avant pour innover davantage. La raison d'être de Minçavi : satisfaire sa clientèle actuelle et gagner le cœur (et l'assiette) des futures générations de Minçamis.